Shaka School
11 bis, Rue de la Demi-lune, 86000 Poitiers

LES TROIS PILIERS

LES TROIS PILIERS

« Que la (tri) force soit avec toi. »

7-LES 3 PILIERS

Pour bien conduire une moto, il ne suffit pas de savoir manipuler les commandes. Une conduite sûre et fluide repose sur trois piliers qui fonctionnent ensemble :

  • Le regard
  • La position du corps
  • La technique

Si quelque chose ne va pas, c’est qu’un (ou plusieurs piliers) a connu une défaillance !

1. Le regard

La tâche de la conduite peut se résumer en un enchaînement de 4 étapes successives qui sont :

  • Perception : Mes yeux me permettent de detecter ce qui se trouve devant et autour de moi.
  • Analyse : Toutes ces informations qui me parviennent ne sont pas utiles. A moi de ne garder que les plus pertinentes pour ma conduite.
  • Décision : Après réflexion, je sais maintenant ce que je dois faire.
  • Action : Je dois effectuer des geste précis pour pouvoir manoeuvre ma moto.

Ces quatre actions, que l’on regroupe sous l’acronyme P.A.D.A., commencent toujours par une prise d’information : c’est la véritable porte d’entrée du système. Si je ne vois pas, même en étant un pilote très expérimenté et techniquement compétent, je ne peux ni analyser ni traiter les informations nécessaires. Je me retrouve alors dans une posture passive, contraint de subir les événements plutôt que de les anticiper et d’agir.

Sur le « plateau » (hors-circulation), un regard placé au bon endroit va te permettre de trouver et maintenir ton équilibre, de guider ta moto et d’avoir un bonne trajectoire. En d’autres termes, le regard placé au bon endroit va te permettre de mettre en place une conduite « technique ».

En « circu », en plus de te permettre d’avoir une conduite technique, un bon regard t’apportera de la sécurité car tu vas pouvoir :

  • Détecter les dangers de la route,
  • Anticiper les comportements des autres usagers,
  • Maintenir une conduite fluide.

« La moto suit rarement les mains. Elle suit presque tUjUrs les yeux. Ooooptic 2000 ! » -Johnny-

En ce qui me concerne, après 30 ans de pratique moto, je suis encore en train de « travailler mon regard » et d’adapter ma stratégie de recherche d’informations. J’ai du apprendre à detecter les engins de déplacement personnel motorisés (ex : trottinettes) qui étaient pourtant inexistant sur nos routes il y a encore quelques années.


2. La position du corps

La position du corps est un pilier presque aussi important que le regard ! Si je ne tiens pas bien l’outil, je ne peux pas me servir de l’outil. C’est vrai pour la moto égelament.

Une bonne position, c’est notamment le bas du corps qui se tient :

  • les premiers tiers des pieds posés sur le reposes pieds,
  • les genous serrés sur le réservoir,
  • les fesses bien positionnée sur la selle (plutôt proche du réservoir).

Et c’est le haut du corps qui reste mobile et détendu (sans être mou pour autant) :

  • les mains sur le guidon,
  • les bras détendus,
  • des épaules et des trapèzes relachés.

Le bas du corps bouge très peu mais le haut du corps est là pour s’adapter aux situations de conduites. On se met vers l’avant pour résister à l’accélération ou vers l’arrière pour se retenir lors d’un freinage. A très basse vitesse on peut sortir le haut du corps vers l’extérieur pour faire contrepoids et garder son équilibre.

Si tu te tiens bien, alors tu auras :

  • de la stabilité et de la précision ;
  • moins de fatigue ;
  • davantage de confiance dans ta conduite.

3. La technique

La technique fait souvent peur aux débutants.

Ils pensent devoir apprendre des gestes compliqués alors qu’en réalité, il suffit de comprendre leur logique et de les pratiquer jusqu’à ce qu’ils deviennent naturels.

Elle comprend notamment :

  • la gestion de l’embrayage ;
  • le dosage des gaz ;
  • le freinage ;
  • le contre-braquage ;
  • les changements de rapport ;
  • la coordination des commandes.

Au début, l’élève réfléchit à chacun de ses gestes.

Puis, avec la répétition, ces gestes deviennent automatiques.

La technique n’est pas une fin. C’est une boîte à outils. Plus on la maîtrise, moins on pense à elle.