LE FREINAGE COUPLÉ
Une relation complémentaire

Freiner une moto ne consiste pas seulement à serrer un levier ou à appuyer sur une pédale. Un freinage efficace est le résultat d’une bonne coordination entre les deux freins, le regard, la position du corps et la progressivité des commandes.
Le freinage d’urgence
Le freinage d’urgence est utilisé lorsqu’un danger apparaît soudainement et qu’il est nécessaire de s’arrêter dans la distance la plus courte possible.
Contrairement à un freinage classique, le pilote recherche la puissance maximale de freinage, tout en conservant l’adhérence des pneus.
1. Regarder où l’on veut aller
Dès la perception du danger, le regard reste dirigé vers la zone où l’on souhaite arrêter la moto ou vers une éventuelle échappatoire.
Fixer l’obstacle augmente le risque de le percuter.
2. Utiliser les deux freins
Le frein avant et le frein arrière sont actionnés en même temps.
Le freinage débute immédiatement, mais sans brutalité. Les commandes sont rapidement mises en pression afin de charger la roue avant.
3. Augmenter rapidement la pression
Lorsque la fourche commence à s’enfoncer et que le transfert de masse s’effectue, le pilote augmente fortement la pression sur le frein avant.
Le frein arrière reste utilisé, mais il devient plus facile à bloquer car la roue arrière s’allège.
Le pilote adapte donc naturellement son action sur la pédale arrière.
4. Garder une bonne position
Le corps reste gainé, les bras sont tendus et les jambes serrent le réservoir.
5. Rester maître de la moto
Jusqu’à l’arrêt complet, le pilote garde la moto droite et poursuit son freinage avec détermination.
En présence d’un ABS, le pilote conserve une pression importante sur les commandes et laisse le système empêcher le blocage des roues.
Sans ABS, il dose son freinage pour rester juste en dessous du seuil de blocage.
En urgence, on ne freine pas brutalement. On freine très fort… avec méthode.