BIEN S’ÉQUIPER
Dress for the slide, not for the ride*.
*Habille-toi pour la glissade, pas pour la balade.

Pourquoi s’équiper ?
- Pour réduire les blessures en cas de chute,
- Pour respecter la réglementation et être couvert par son assurance en cas de sinistre,
- Pour améliorer le confort et de rester concentré sur sa conduite.
Quels équipements sont obligatoires pour ma formation ?
Le casque
C’est l’équipement le plus important et le seul obligatoire dans la plupart des pays.
Il protège :
- le crâne et le cerveau ;
- le visage (avec un casque intégral ou modulable fermé) ;
- les yeux contre le vent, les insectes et les projections.
Un casque doit être homologué, bien ajusté et correctement attaché.
Ne pas respecter cette règle est sanctionné par une une amende forfaitaire de 135 €. L’immobilisation et la mise en fourrière du véhicule peuvent être ordonnées. Lorsque cette contravention est commise par le conducteur, trois points sont retirés de son permis de conduire.
Attention : Il faut penser à coller les bandes réfléchissantes fournies avec le casque. Sans elles, le casque est considéré comme non homologué !
Pourquoi les bandes réfléchissantes sont-elles obligatoires sur le casque ?
Elles rendent le casque visible de face, de derrière et de côté, ce qui améliore la détection du motard, notamment lorsqu’il est arrêté sur le bord de la route ou lorsqu’il circule dans l’obscurité.
Les bandes réfléchissantes sont donc un équipement de sécurité destiné à augmenter la visibilité du conducteur.
Pourquoi ne sont-elles pas déjà collées sur les casques ?
La plupart des fabricants vendent leurs casques dans de nombreux pays.
Or, l’obligation de porter des bandes réfléchissantes est une spécificité de certains pays, comme la France. Dans beaucoup d’autres, cette obligation n’existe pas.
Si les fabricants collaient systématiquement ces bandes sur tous les casques, ils imposeraient un équipement qui n’est pas demandé partout et qui ne correspond pas toujours aux attentes des utilisateurs.
Les casques sont donc généralement livrés avec une planche de bandes réfléchissantes à coller par l’acheteur lorsque la réglementation du pays l’exige.
Où doivent-elles être placées ?
Les bandes doivent être disposées de manière à rendre le casque visible dans toutes les directions :
- une à l’avant ;
- une à l’arrière ;
- une de chaque côté.
Elles doivent être solidement fixées et rester visibles (Attention aux Intercom qui masques les bandes réfléchissantes).
Quand doit-on changer un casque ?
- Après un choc
Un casque qui a subi un impact important, même s’il ne présente aucune fissure visible, doit être remplacé.
La mousse intérieure est conçue pour absorber l’énergie d’un choc en se déformant. Une fois comprimée, elle ne retrouvera pas toutes ses capacités de protection.
Un casque peut paraître intact à l’extérieur tout en étant endommagé à l’intérieur.
- Lorsqu’il est usé
Avec les années : les mousses se tassent, le casque devient moins bien ajusté, la jugulaire s’use et les mécanismes de la visière prennent du jeu. Or, un casque qui bouge sur la tête protège moins efficacement.
- Lorsqu’il ne correspond plus au pilote
Un casque doit être parfaitement adapté à la morphologie de son utilisateur.
Si la taille n’est plus adaptée ou si le casque est devenu trop lâche, il doit être remplacé.
Peut-on utiliser le casque de quelqu’un d’autre ?
Ce n’est pas recommandé.
Un casque s’adapte progressivement à la forme du visage et du crâne de son propriétaire. Les mousses prennent son empreinte.
En utilisant le casque d’une autre personne :
- le maintien peut être moins bon ;
- le casque peut bouger davantage ;
- la protection peut être diminuée.
De plus, il est souvent impossible de savoir si ce casque a déjà subi une chute ou un choc.
Pour ces raisons, il est préférable que chaque motard possède son propre casque.
Mais alors, combien de temps dure un casque ?
Il n’existe pas de durée de vie identique pour tous les casques.
La fréquence d’utilisation, les conditions de stockage, l’exposition au soleil, à la chaleur ou à l’humidité influencent leur vieillissement.
De nombreux fabricants recommandent un remplacement après plusieurs années d’utilisation (souvent autour de 5 à 7 ans d’usage régulier), mais un casque ayant subi un choc important doit être remplacé immédiatement, quel que soit son âge.
Les gants
Les gants protègent :
- les mains en cas de chute (réflexe naturel : poser les mains au sol) ;
- contre le froid, la pluie et les projections.
Ils améliorent aussi la préhension des commandes.
Vous devez prendre des gants adaptés à la taille de votre main. Trop petits, ils vous couperont la circulation du sang et trop grand ils vous gêneront dans la préhension des commandes.
Vos gants doivent être homologués. Une étiquette interne réunit les informations prouvant qu’il est correctement homologué. Outre la taille, vous pourrez y voir le logo de la norme CE, le pictogramme « motard » (signe que vous avez bien affaire à un EPI moto, d’aucun dirait des gants de protection), le marquage avec la référence de la norme et des informations sur le niveau de protection.
Attention à ne pas couper cette étiquette. En cas de contrôle routier, c’est elle qui permettra aux forces de l’ordre de vérifier que vos gants motos sont bien conformes à la réglementation en vigueur.
Ne pas respecter cette règle est sanctionné par une amende forfaitaire de 68 €. L’immobilisation et la mise en fourrière du véhicule peuvent être ordonnées. Lorsque cette contravention est commise par le conducteur, 1 point est retiré de son permis de conduire.
La veste
Une veste moto comporte généralement :
- des protections aux épaules et aux coudes ;
- souvent une protection dorsale ou un emplacement pour en ajouter une.
Elle limite les abrasions lors d’une glissade et absorbe une partie des chocs.
Il faudra aussi réfléchir au choix de sa veste en fonction de la météo. Si vous passez votre permis en plein été, la veste en cuir, qui est certes très protectrice en cas de glissade, sera difficile à supporter pendant les fortes chaleurs… Un bon compromis reste les vestes textiles équipées de doublures amovibles.
Le pantalon
Un pantalon moto protège :
- les hanches ;
- les genoux ;
- parfois les tibias.
Le pantalon moto est la solution parfaite mais à défaut, un jean classique sera suffisant pour la formation.
Attention à ne pas prendre des matières qui résistent très peu à l’abrasion (pantalon en lycra, pantalon en lin, …).
Les bottes moto ou chaussures montantes
Elles protègent :
- les chevilles ;
- les pieds ;
- les orteils.
Elles offrent également une meilleure adhérence sur les repose-pieds et au sol.
Les chaussures de randonnée montantes offrent un très bon compromis en terme de prix, de protection et de polyvalence (possibilité de les réutiliser pour une autre pratique que la moto). Elles maintiennent bien la cheville. Elle sont épaissent et elles couvrent bien la malléole. Les semelles adhèrent bien et la marche est facile avec.
Pour les petits gabarits, il n’est pas recommandé de prendre des chaussures à talon car il risque de se coincer dans les commandes. Privilégiez, des semelles épaisses mais plates. Et, soyez rassurés, si la pointe des pieds (1er tiers du pied) touche le sol, vous pourrez suivre votre formation tout à fait normalement.
Quels équipements peuvent améliorer ma sécurité et mon confort ?
Les protections complémentaires en cas de chute
- Dorsale : protège la colonne vertébrale.
- Airbag moto : peut protéger le thorax, le dos, les épaules et parfois le cou en cas d’accident. C’est l’un des équipements qui apporte le plus de protection supplémentaire.
Les équipement de confort qui permettent de lutter contre une météo peu clémente
- La combinaison pluie
Si elle est suffisament large, elle peut facilement être enfilée par dessus son équipement. La combianison pluie protèges des intempéries mais pas seulement. Elle permet aussi de lutter contre le froid.
La combianison pluie n’est pas toujours très esthétique (euphémisme) mais elle est plus protectrice que le pantalon de pluie associé à une veste de pluie car elle est en un seul bloc. Pas de jonction pas d’entrée d’eau ! Il faudra penser à l’essayer avec son équipement avant de l’acheter.
- Les sous-gants :
Les sous-gants peuvent se glisser sous des gants mi-saison et peuvent permettre de gagner quelques degrés pendant la période hivernale. Néanmoins, cela ne remplacera jamais des vrais gants hiver.
- Un cagoule :
Lorsque les températures baissent, la tête est particulièrement exposée au froid. À moto, le vent augmente encore cette sensation en évacuant rapidement la chaleur du corps.
Porter une cagoule sous le casque permet :
- de se protéger du froid en conservant mieux la chaleur corporelle,
- de facilité l’enfilage du casque,
- de préserver l’intérieur du casque en limitant la transpiration et en retenant les cheveux et les impuretés.
Attention au coutures qui peuvent générer un point de compression qui deviendra vite douloureux sur les long trajets.
Les équipements de visibilité
- Choisir les bons vêtement :
La plupart des gens choisissent des vêtement noirs ou des couleurs sonbres. L’idée est de pouvoir se « fondre dans les décors » apprès son trajet. Avec cette tenu noir, je peux aller au travail, à la salle de sport, au repas de famille, … sans avoir trop le look « Arlequin ».
Mais sur la route, « se fondre dans le décors » n’est pas la mailleure idée. Notre petit gabarit nous rend déjà peu visible, alors si en plus nos couleurs se confondent avec l’environnement (tenue noire sur un goudron noir), alors nous devenons très peu détectable.
Il est donc conseillé de choisir un équipement comportant des éléments réfléchissants ou des couleurs bien visibles.
- Le gilet haute visibilité :
Il est OBLIGATOIRE d’avoir un gilet à portée de main en moto mais il n’est pas obligatoire de le porter en permanence.
Le gilet doit être porté lorsque le conducteur est amené à quitter sa moto à la suite : d’une panne, d’un accident ou d’un arrêt d’urgence.
Et puis, vous pouvez aussi le porter par dessus vos équipements, en circulation, lorsque la visibilité est réduite.
Son rôle est de rendre le motard beaucoup plus visible des autres usagers, notamment la nuit ou lorsque la visibilité est réduite. Il doit être facilement accessible et il peut donc être rangé sous la selle (si la place le permet), dans un top-case ou bien encore dans une sacoche. L’objectif est de pouvoir l’enfiler rapidement sans avoir à vider tous ses bagages.
Si vous circulez sans avoir de gilet haute visibilité (sur vous ou dans un rangement de la moto), vous risquez une amende forfaitaire de 11 €.
et
Si vous êtes immobilisé à la suite d’un arrêt d’urgence et que vous quittez votre moto sans revêtir votre gilet, la sanction est beaucoup plus sévère : une amende forfaitaire de 135 €.
En conclusion, il n’existe pas un seul équipement « couteau-suisse » qui sera parfait dans toutes les situations. Il fraudra s’acheter un premier lot d’équipement au moment de la formation. La plutpart des fournisseurs d’équipements proposent d’ailleurs des tarifs préférentiels pour les jeunes motards qui débutent leurs formations.
Il faudra par la suite compléter ses équipements en fonction des besoins et de leur usure. Bref, vous savez quoi demander à Papa Noël pour les prochaines années …